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Partie A et Partie B du "Rapport sécurité cosmétique"

Le saviez-vous ?

Le Rapport sécurité cosmétique (RSPC) repose en réalité sur deux approches différentes et indissociables : sans données fiables, pas d’évaluation solide — et sans évaluation, aucune garantie de sécurité.

👉 D’un côté, la Partie A rassemble toutes les données scientifiques du produit.
👉 De l’autre, la Partie B les analyse pour déterminer si le produit est réellement sûr.

Comprendre les exigences réglementaires et sécuriser vos mises sur le marché

Mettre un produit cosmétique sur le marché européen ne s’improvise pas. Derrière chaque savon, crème ou sérum se cache une exigence réglementaire structurée, précise et engageante pour la personne responsable. Au cœur de cette obligation : le Rapport sur la Sécurité du Produit Cosmétique (RSPC), exigé par le Règlement (CE) n°1223/2009. 

Ce rapport est composé de deux sections complémentaires : 

  • Partie A : Informations sur la sécurité du produit cosmétique 
  • Partie B : Évaluation de la sécurité du produit cosmétique 

Ces deux parties répondent à des logiques différentes mais indissociables. La première rassemble les données scientifiques ; la seconde les interprète pour conclure sur la sécurité du produit. Comprendre leur rôle respectif est essentiel pour structurer correctement votre dossier et éviter les erreurs coûteuses. 

1. Le cadre réglementaire : une obligation structurante

Le Règlement (CE) n°1223/2009 impose qu’avant toute mise sur le marché, un produit cosmétique doit disposer : 

  • d’un Dossier d’Information Produit (DIP), 
  • d’une notification CPNP, 
  • et d’un Rapport sur la Sécurité (Parties A et B) rédigé par un évaluateur qualifié. 

La sécurité du consommateur est la priorité absolue et cette dernière est la responsabilité de la Personne Responsable (PR) qui en porte la responsabilité juridique.

La qualité du rapport conditionne : 

  • la conformité réglementaire, 
  • la crédibilité en cas de contrôle, 
  • et la protection de votre entreprise. 

2. La Partie A : les données scientifiques du produit

Définition : La Partie A rassemble toutes les données nécessaires à l’évaluation de la sécurité. C’est une compilation factuelle et documentée. Elle ne contient pas encore de conclusion mais elle fournit les éléments que l’évaluateur analysera en Partie B. Information sur le produit : la Partie A inclut aussi Allégations – Mode d’emploi –Mentions d’avertissement. Car la manière dont le produit est présenté influence l’analyse de sécurité.

En résumé : la Partie A est technique, structurée, factuelle. Elle ne juge pas, elle documente. Mais sans une Partie A complète et solide, la Partie B ne peut pas être fiable. 

2.1 Composition quantitative et qualitative

La transparence doit être totale car toute imprécision fragilise l’évaluation. C’est pourquoi la formule doit être détaillée avec la : 

  • Liste complète des ingrédients (INCI) 
  • Concentration exacte de chaque substance 
  • Identification des substances réglementées 
  • Présence éventuelle d’allergènes 

2.2 Caractéristiques physico-chimiques

Des éléments permettent d’anticiper les risques liés à la dégradation du produit. Il sont : 

  • pH 
  • stabilité 
  • compatibilité contenant/contenu 
  • données sur la pureté des matières premières 
  • spécifications techniques 

2.3 Qualité microbiologique

La microbiologie est un pilier de sécurité, c’est pourquoi la conformité aux Bonnes Pratiques de Fabrication (ISO 22716) est attendue. La Partie A doit inclure : 

  • Résultats d’analyses microbiologiques 
  • Justification du système conservateur 
  • Challenge test si nécessaire 
  • Validation par lot le cas échéant 

2.4 Impuretés, traces et emballage

L’évaluateur doit connaître tous les risques potentiels, même indirects.  C’est pourquoi les éléments suivants doivent être documentés : 

  • Présence possible d’impuretés 
  • Substances indésirables 
  • Migration éventuelle depuis l’emballage 

2.5 Usage normal et raisonnablement prévisible

La réglementation impose d’évaluer chaque produit dans 👉🏼son usage normal, ainsi que dans 👉🏼son usage raisonnablement prévisible.

Exemple :  Un savon professionnel peut être utilisé plus fréquemment qu’un savon grand public. 

= Cela impacte directement l’évaluation toxicologique. 

2.6 Exposition au produit

Certaines données alimentent les calculs de marge de sécurité. La Partie A doit donc les préciser : 

  • Quantité appliquée 
  • Surface d’exposition 
  • Fréquence d’utilisation 
  • Population cible (adultes, enfants, professionnels…) 

2.7 Profil toxicologique des substances

Cette section constitue la matière première de l’évaluateur. Chaque ingrédient doit être documenté : 

  • Données toxicologiques 
  • NOAEL 
  • Potentiel irritant ou sensibilisant 
  • Données CMR si pertinentes 

 

2.8 Effets indésirables

Les effets indésirables ne doivent jamais être laissés au hasard : leur traçabilité est une obligation réglementaire. Cela implique de centraliser et analyser l’ensemble des informations disponibles en intégrant : 

  • Données existantes 
  • Historique si reformulation 
  • Signalements éventuels 

3. La Partie B : l’évaluation scientifique de la sécurité

L'expertise de l'évaluateur de sécurité

La Partie B constitue le cœur de l’expertise du RSPC : là où la Partie A collecte les données, elle les interprète pour conclure sur la sécurité du produit. Rédigée par un évaluateur qualifié (pharmacien, toxicologue, médecin ou équivalent), cette étape repose sur une analyse scientifique approfondie. Chaque ingrédient est étudié, la marge de sécurité (MoS) est calculée, l’exposition réelle est comparée aux données toxicologiques et la conformité aux exigences réglementaires est vérifiée.

Mais au-delà du simple contrôle, l’évaluateur doit argumenter et justifier scientifiquement la sécurité du produit.

3.1 Cas particuliers

La Partie B doit intégrer : 

  • Substances réglementées (Annexes II à VI) 
  • Allergènes 
  • Nanomatériaux 
  • Parfums complexes 
  • Exposition professionnelle spécifique 

3.2 Justification des avertissements

Un produit à usage professionnel nécessite souvent une analyse plus poussée qu’un produit grand public. L’évaluateur peut donc imposer des mentions obligatoires, des restrictions d’usage, des recommandations spécifiques.

3.3 Pourquoi la Partie B est le point critique

Dans la pratique, les contrôles des autorités portent majoritairement sur la cohérence scientifique, la justification des calculs, la conformité réglementaire, la robustesse des marges de sécurité. Une Partie B faible expose à de nombreux désagréments : demande de compléments , retrait produit, risque juridique, etc… C’est précisément là qu’intervient Toxi Plan. 

En conclusion...

La conclusion de la Partie B engage juridiquement la mise sur le marché. Elle se conclut par : 

  • Une déclaration formelle de sécurité 
  • Les conditions d’utilisation 
  • La signature de l’évaluateur 
  • Ses qualifications 

4. Différence stratégique entre Partie A et Partie B

Partie A et Partie B : une collaboration efficace

De nombreuses entreprises choisissent de préparer la Partie A en interne et de confier la Partie B à un expert. Et Toxi Plan s’inscrit précisément dans cette logique collaborative.

Cette approche permet : 

  • Une meilleure maîtrise des coûts 
  • Une montée en compétence interne 
  • Une sécurisation réglementaire 

—————————————–>

Confondre les deux parties est une erreur fréquente. 

👉🏼 La Partie A prépare / La Partie B sécurise.

 

Part A 

Part B 

Collecte de données 

Analyse et interprétation 

Technique et descriptive 

Scientifique et décisionnelle 

Peut être préparée en interne 

Doit être réalisée par un évaluateur qualifié 

Base documentaire 

Engagement réglementaire  

5. Toxi Plan : spécialiste de la Partie B

Toxi Plan est spécialisé dans la rédaction et la sécurisation de la Partie B du Rapport de Sécurité Cosmétique. 

Notre expertise repose sur : 

  • Une analyse toxicologique approfondie 
  • Une maîtrise des annexes réglementaires 
  • Une connaissance des exigences des autorités 
  • Une approche rigoureuse et documentée 

1. Lecture stratégique des formules

Afin d’éviter au maximum les tests inutiles, nous analysons les formules en amont pour : 

  • Identifier les risques potentiels 
  • Anticiper les exigences 
  • Optimiser la conformité 

2. Calculs de marge de sécurité précis

Chaque ingrédient est évalué selon : 

  • Son exposition réelle 
  • Son profil toxicologique 
  • Les recommandations SCCS 
  • Les données les plus récentes 

3. Lecture stratégique des formules

Les produits à usage professionnel nécessitent les spécificités suivantes, parfaitement maitrisés par Toxi Plan : 

  • Une analyse d’exposition spécifique 
  • Une prise en compte des fréquences élevées 
  • Une justification renforcée 

4. Dossiers robustes et défendables

Nos évaluations sont Structurées – Argumentées – Conformes aux exigences européennes.

L’objectif n’est pas seulement d’être conforme, mais d’être solide en cas de contrôle. La sécurité; la vôtre, celle de vos produits et celle des consommateurs; reste avant tout notre priorit.

6. Sécuriser aujourd’hui pour éviter les blocages demain

Rapport sécurité cosmétique (RSPC)

Le contexte réglementaire évolue : 

  • Restrictions accrues 
  • Surveillance renforcée 
  • Attentes croissantes des autorités 

Un dossier robuste est un investissement. La conformité n’est pas une contrainte mais un levier de crédibilité. 

Les erreurs fréquentes observées sur le terrain
  1. Sous-estimation de l’exposition réelle 
  2. Oubli de substances réglementées 
  3. Mauvaise interprétation des données toxicologiques 
  4. Dossiers incomplets 
  5. Confusion entre DIP et RSPC 

Ces erreurs peuvent coûter cher. La Partie B n’est pas un simple document administratif mais un acte scientifique engageant. 

Notre conclusion - Comprendre pour mieux sécuriser

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La Partie A rassemble les données / La Partie B les transforme en décision scientifique. 

L’une sans l’autre n’a pas de valeur réglementaire. Comprendre cette distinction est essentiel pour toute entreprise souhaitant mettre des produits cosmétiques sur le marché européen en toute sécurité. Toxi Plan accompagne les fabricants dans la rédaction et la sécurisation de la Partie B, avec une approche rigoureuse, stratégique et conforme aux exigences européennes. 

Parce que la sécurité n’est pas un détail. C’est le fondement même de la mise sur le marché. 

Clause de non-responsabilité :

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et pédagogique. Elles ne constituent ni un avis juridique, ni une consultation réglementaire personnalisée. Malgré le soin apporté à la rédaction et à la vérification des sources, la réglementation évolue régulièrement et peut faire l’objet d’interprétations divergentes selon le contexte spécifique de chaque entreprise, produit ou marché.

Toxi Plan®, ses dirigeants et ses collaborateurs ne sauraient être tenus responsables de l’utilisation qui pourrait être faite des informations contenues dans cet article sans analyse complémentaire adaptée à une situation particulière. Toute décision réglementaire ou stratégique doit être prise sur la base d’une évaluation spécifique réalisée par un professionnel compétent, au regard de la réglementation applicable, y compris des dispositions ou pratiques entrant en vigueur postérieurement à la date de publication.

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